Philosophie
Présentation des cours de philosophie tout au long du parcours de Licence et de Master

Philosophie antique

En philosophie antique, la théorie est indissociable de la pratique. Que la philosophie soit un exercice spirituel de transformation de soi, modifie son approche. En partant des présocratiques (Parménide et Héraclite), nous étudierons la naissance de l’acte philosophique qui se déploie chez Platon et son disciple Aristote. Ensuite, découvrant l’évolution de cette philosophie dans le néoplatonisme (Plotin, Porphyre, Proclus), nous considérerons la réception chrétienne de ce courant (Augustin, Denys).

Enseignant : Yves Meessen
Bibliographie : en cours d'élaboration
Première année (L1) - Semestre 1

Philosophie médiévale

Dans ce cours d’introduction, nous étudierons les rapports entre ces deux disciplines fondamentales du Moyen-Âge que sont la philosophie et la théologie. Qu’est-ce que « faire » de la théologie et/ou de la philosophie pour un maître médiéval ? Nous nous interrogerons ainsi sur l’évolution et la structuration des rapports entre foi et raison chez des auteurs comme Bonaventure, Albert le Grand et Thomas d’Aquin ainsi que chez leurs prédécesseurs du XIIe siècle (Abélard, Bernard de Clairvaux, les victorins et les chartrains) et leurs successeurs du XIVe siècle (Durant de Saint-Pourçain, Guillaume d’Ockam, Nicolas d’Autrecourt). Nous retracerons, dans ce cours, les grandes mutations institutionnelles (naissance des universités), culturelles (naissance et expansion des ordres mendiants) et doctrinales (averroïsme latin, thomismes et anti-thomismes) du XIIe au XIVe siècle ayant eu pour effet le passage d’une théologie monastique à une théologie universitaire.

Enseignant : Sébastien Milazzo
Bibliographie : en cours d'élaboration
Première année (L1) - Semestre 2

Philosophie moderne 2

La pensée contemporaine est marquée par la postmodernité. Avec Nietzsche, on assiste à une remise en question radicale de l’assurance fondée sur l’ego cogito et sur toutes les valeurs qui y sont liées. La dissolution tant du pôle objectif que du pôle objectif, entraine un relativisme. Tout phénomène peut-il être réduit à une question d’interprétation ? La phénoménologie husserlienne inaugure une nouvelle ère du sens où se nouent sensation, signification et direction. Les pensées de Heidegger et de Derrida sont exemplatives de ce sursaut herméneutique.

Enseignant : Yves Meessen
Bibliographie : en cours d'élaboration.
Deuxième année (L2) - Semestre 2

Philosophie moderne

La modernité est marquée par l’avènement du sujet. En déployant sa triple critique, Kant prend acte de la révolution copernicienne engagée par l’ego cogito. Avec Hegel, la pensée du sujet se temporalise dans un vaste système logique. En contrepoint de Descartes, Kant et Hegel, se profile aussi une autre manière de philosopher, laissant plus de place au sentiment et à l’affectivité. Telle est la voie qu’emprunte différemment, Pascal, Schleiermacher et Kierkegaard.

Enseignant : Yves Meessen 
Bibliographie : en cours d'élaboration.
Deuxième année (L2) - Semestre 1

Théologie et Philosophie

Le rapport entre philosophie et théologie a évolué au cours des siècles. Ce cours se propose d’en parcourir l’évolution depuis les débuts du christianisme jusqu’à notre époque. Une place importante sera donnée à la phénoménologie contemporaine qui fait droit à la phénoménalité de Dieu (Lévinas, Ricoeur, Henry, Marion, Lacoste).

Enseignant : Yves Meessen
Bibliographie : en cours d'élaboration.
Troisième année (L3) - Semestre 1

Philosophie de la connaissance

Le but de ce cours est de mettre en lumière la fonction de l’imagination dans le processus de connaissance en général. Nous mettrons l’accent sur son ambivalence : autant l’imagination peut servir celui qui veut connaître, autant elle peut le détourner de la découverte de la vérité. D’où la question : comment tirer parti des ressources de l’imagination, de sa puissance de suggestion, de sa capacité à quitter les chemins balisés, à envisager de nouveaux possibles, etc., sans pâtir de ses égarements (de sa capacité à attiser les passions notamment) ? Peut-on définir une « discipline de l’imagination » propre à la démarche cognitive, ou bien cette faculté échappe-t-elle en définitive à notre contrôle ?

Enseignant : Christophe Bouriau

Bibliographie : René Descartes, Méditations métaphysiques, trad. M. Beyssade, Paris, Le livre de poche, 1990. Gaston Bachelard, Le nouvel esprit scientifique (1934), Paris, PUF, 2013. Christophe Bouriau, Qu’est-ce que l’imagination ?, Paris, Vin, 2003. Id, Le comme si. Kant, Vaihinger et le fictionalisme, Paris, Cerf, 2013. Gerald Holton, L’imagination scientifique, Paris, Gallimard, 1981. Blaise Pascal, Les pensées, éd. Michel le Guern, Paris, Gallimard, 2004. Hans Vaihinger, La philosophie du comme si (1923), trad. C Bouriau, Paris, Kimé, 2013.

Troisième année (L3) - Semestre 1

Traditions philosophiques et théologiques du Moyen-Âge en Occident

Centré sur une approche historique de l’hagiographie médiévale, ce cours présentera les principaux courants théologiques qui informent la mise en écriture des vies de saints, des légendes et des récits de fondation entre le XIIe et le XVe siècle. Sur la base de plusieurs études de cas, il aura pour but de contribuer à donner un outillage réflexif sur un des principaux corpus littéraire du Moyen Age central.

Enseignants : Sébastien Milazzo - Sylvie Barnay-Manuel
Bibliographie : en cours d'élaboration.
Première année de Master (M1) - Semestre 2

 

Conception idéaliste de la philosophie de l'histoire selon Schelling

Schelling’s Revival ! Différents philosophes contemporains proposent de réinterpréter la philosophie de l’histoire de Schelling, soit en s’inspirant des théories modales de l’énonciation (comme Markus Gabriel), soit en reconstruisant une théorie psychanalytique de la subjectivité (Žižek), soit en recourant à une déconstruction de la représentation sotériologique de l’histoire chrétienne (Agamben). Le point commun de ces réinterprétations est de prendre appui sur la partie méconnue de la philosophie schellingienne de l’histoire, la dernière philosophie, dite “Philosophie positive” ou “Philosophie de la Révélation”. Quels sont les traits majeurs de cette philosophie de l’histoire? Peut-on la détacher de son interprétation du christianisme ? Comment l’interpréter dans le contexte contemporain et en identifier les éventuelles limites? Telles sont les principales questions qui guideront notre cours sur la philosophie positive de l’histoire selon Schelling. Depending on the audience lectures can be also given in English.

Objectifs : au terme du cours l'étudiant

- sera capable d’identifier les courants majeurs en philosophie de l’histoire dans la première moitié du XIXe siècle en Allemagne et en France;

- connaîtra les concepts fondamentaux de ces courants et leur interprétation par Schelling;

- sera en mesure d’expliquer succinctement les conflits d’interprétation qui en résultent dans la pensée contemporaine.

Enseignant : Marc Maesschalck
Bibliographie : 1. Agamben G., Le règne et la gloire, Homo sacer II, 2, trad. J. Gayraud et M. Rueff, Seuil, 2008. 2. Altman M. C., Cynthia D. Coe C. D., The Fractured Self in Freud and German Philosophy, Palgrave Macmillan, 2013. 3. O’Meara Tomas F., “F. W. Schelling”, in The review of metaphysics a philosophical quarterly, vol. XXXI, n°2, 1977, pp. 283-309. 4. Maesschalck M., « Giorgio Agamben’s Rereading of Positive Philosophy of History: a Postmodern Reception of Schelling », sur Moodle. 5. Maesschalck M., « New Reading of Schelling’s Late Political Philosophy : Agamben’s Hypothesis on the Theological-Political Tradition », sur Moodle. 6. Schelling F.W.J., Philosophie de la mythologie, A. Pernet trad., Editions Jérôme Millon, Grenoble, 1994. 7. Schelling F.W.J., Philosophie de la révélation, J.-F. Marquet trad., PUF, 1989. 8. Markus G., Der Mensch im Mythos. Untersuchungen über Ontotheologie, Anthropologie und Selbstbewußtseinsgeschichte in Schellings „Philosophie der Mythologie“. Berlin/New York: De Gruyter 2006. 9. Markus G., Transcendental Ontology. Essays in German Idealism. New York/London: Continuum 2011 [Paperback: New York: Bloomsbury 2013]. 10. Jacob W. G., Gottesbegriff und Geschichtsphilosophie in der Sicht Schelling, Frommann-Holzboog, Stuttgard, 1993. 11. S. Žižek, The Indivisible Remainder, An Essay on Schelling and Related Matters ,Verso, London/New York, 1996 [accessible sur http://books.google.fr ]; traduction française : Essai sur Schelling, Le reste qui n'éclôt jamais, L’Harmattan, Paris, 1996. [accessible sur http://books.google.fr]. 12. S. Žižek (and F.W.J. von Schelling), The Abyss of Freedom/Ages of the World, trans. by Judith Norman, The University of Michigan Press, 1997.
Première année de Master (M1) - Semestre 2

 

Phénoménologie de la conscience et de l'esprit

La théorie computationnelle de l’esprit peut-elle offrir une description satisfaisante de ce que sont les représentations mentales et donc l’intentionnalité de la conscience? Cette question fera l’objet essentiel du cours de cette année. Elle entraîne plusieurs problèmes comme tout d’abord celui de la conception cognitiviste de la relation corps-esprit. Si, selon cette conception, les actes intentionnels de l’esprit peuvent être naturalisés car ils sont sujets aux mêmes lois causales que celles qui déterminent les phénomènes naturels, pourquoi doivent-ils être naturalisés selon le modèle fonctionnaliste de l’intelligence artificielle? Qu’est-ce qu’un ordinateur et comment fonctionne-t-il? Qu’est-ce qui autorise à penser que les ordinateurs et les esprits véhiculent et traitent les pensées de la même façon? Qu’est-ce alors qu’une pensée ou une représentation mentale? L’examen de ces questions nécessite également de prendre en compte les diverses critiques qui ont été formulées à l’égard du computationnalisme et dont les plus radicales touchent finalement à la question suivante: peut-on naturaliser l’intentionnalité?

Objectifs : À travers l’examen des diverses questions abordées au cours, l’étudiant sera en mesure de se familiariser avec quelques-unes des tendances majeurs et des thématiques fondamentales en philosophie contemporaine de l’esprit.

Enseignant : Robert Brisart

Bibliographie : Jack Copeland, Artificial Intelligence. A Philosophical Introduction, Blackwell, Oxford, 1993. Tim Crane, The Mechanical Mind, A Philosophical Introduction to Minds, Machines and Mental Representations, Routledge, London, 2003. Fred Dretske, Naturalizing the Mind, MIT Press, Cambridge (MA), 1995. John Haugeland, Artificial Intelligence, the Very Idea, MIT Press, Cambridge (MA), 1985 ; trad. fr. de J. Henry, L’esprit dans la machine, Odile Jacob, Paris, 1989.
Première année de Master (M1) - Semestre 2

 

Traditions philosophiques et religieuses de l'Antiquité

méditerranéenne

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Enseignant :
Bibliographie : en cours d'élaboration.
Première année de Master (M1) - Semestre 1

La question de l'aliénation

Ce cours abordera la question de l’aliénation principalement au travers des thèses de Feuerbach et de la critique qu’en a fait Marx. Après avoir exposé dans leurs grandes lignes deux ou trois grandes théories de l’aliénation (par exemple celle de Feuerbach : l’aliénation religieuse comme moment de l’histoire humaine ; celle de Marx : l’aliénation économique, sur la base de laquelle s’édifient une aliénation sociale, puis politique et philosophique ; ou bien encore celle de Sartre : l’aliénation par le regard et la liberté d’autrui), nous nous poserons la question : est-il possible de subsumer ces différents concepts sous un même genre philosophique « aliénation » ?

Enseignant : Laurent Husson
Bibliographie : Ludwig Feuerbach, L’Essence du christianisme, Gallimard, coll. Tel, n° 216. Pierre Macherey, Marx 1845, Les « Thèses » sur Feuerbach, Traduction et commentaire, Editions Amsterdam, coll. Poche. Karl Marx : Philosophie, Folio, coll. Essais, n° 244.
Première année de Master (M1) - Semestre 1

 

Langage, écriture et subjectivité

« Pourquoi ? » et surtout « pour qui ? » écrit - on demandait Sartre dans Qu'est - ce que la littérature. Tout acte d'écriture ouvre une scène initiale où dialoguent, sans se voir ni se connaître, l'auteur et le lecteur, le moi et l'autre, celui que je sais être et celui dont je ne sais rien de la vie propre. Lire un texte revient ainsi à s'inscrire dans une relation médiate où surgit la figure de l'autre en même temps que la subjectivité du lecteur qui, par un travail d'interprétation, cherche des horizons de significations pour découvrir une intelligibilité, une cohérence et le cas échéant un sens ultime à l'oeuvre écrite objectivée.De quelle manière « les deux subjectivités » (Ricoeur), associant « compréhension » et « explication », rendent - elles possible le surgissement d'une intelligibilité dépourvue d’ambiguïté? Ces deux approches peuvent - elles permettre la rencontre de l'auteur et du lecteur dans une communication parfaite dans laquelle la signification exprimerait la convergence de deux consciences et l'accès à la « vérité » du texte.

La question est ainsi de savoir si la subjectivité peut être communiquée par la médiation de l'écriture. La richesse du langage permet - elle d'exprimer sa propre singularité dans ce qu'elle implique de relations originales à soi - même et au monde? L'écriture ne révèle - t -elle pas au contraire, dans l'objectivation de la signification visée par l'auteur, ses limites dans une déficience ontologique indépassable mais qui, en contrepartie, oblige à réfléchir à la possibilité d'une herméneutique ou « théorie générale de l'interprétation.» selon l'expression de Paul Ricoeur ?

Enseignant : Franck Cosson
Bibliographie : BENVENISTE. Problèmes de linguistique générale 1. DERRIDA. L'écriture et la différence. HEGEL. Encyclopédie des sciences philosophiques. Philosophie de l’esprit. RICOEUR. Du texte à l'action. Essai d’herméneutique 2. ROUSSEAU. Essai sur l'origine des langues et Discours de l’inégalité. SARTRE. Qu'est - ce que la littérature?
Première année de Master (M1) - Semestre 1